Consultations prébudgétaires fédérales – L’industrie touristique québécoise mise de l’avant

L’Alliance a déposé six recommandations prioritaires en préparation du budget fédéral 2017-2018. Celles-ci s’articulent autour de la Main-d’œuvre, du Marketing, de l’Accès et du Produit (MAP), sphères essentielles à soutenir pour que la destination performe à son plein potentiel.

L’association d’affaires a par ailleurs rappelé que l’industrie touristique est un poste de revenus pour l’État, dont le retour sur investissement enviable est de surcroit rapide. Prioriser l’industrie revient à créer des emplois et appuyer le développement des entreprises canadiennes, deux positions chères au gouvernement canadien.

Recommandations

  1. Que la politique d’immigration du Canada puisse prendre en compte la possibilité de faire une place formelle et valorisée à la clientèle des travailleurs non qualifiés comme immigrants potentiels.
  2. Que le gouvernement explore des pistes de solutions aux impacts de la saisonnalité sous trois thématiques : a) le maintien du lien d’emploi, b) l’accès à la formation, c) la stabilisation des emplois et le jumelage d’entreprises. Ces solutions devront être financées par les ententes de transfert relatives au marché du travail.
  3. Que le budget alloué à Destination Canada, peu importe le niveau de financement, prenne la forme d’un engagement d’une durée de cinq ans, assurant ainsi le degré de certitude et de prévisibilité requis pour permettre à l’industrie d’optimiser sa participation dans les initiatives de Destination Canada.
  4. Que le gouvernement du Canada annonce un engagement budgétaire de 120 à 140 millions de dollars annuellement sur une période de cinq ans, ces sommes étant destinées à un fonds de promotion touristique nationale administré par Destination Canada.
  5. Que le gouvernement reconnaisse le rôle du transport aérien à l’échelle nationale en tant que moteur économique, et qu’il réévalue le rôle et les responsabilités des voyageurs, du public, du gouvernement et de l’industrie.
  6. Que le gouvernement tire parti du nouveau processus d’autorisation de voyage électronique (AVE) et offre l’AVE aux pays à faible risque plutôt que d’imposer le processus du visa afin d’éviter les problèmes de collecte de données biométriques aux candidats qui n’ont pas un accès facile aux centres de réception des demandes de visa.