Selon un rapport émis par Destination Canada, la crise vécue actuellement par l’industrie canadienne touristique est encore plus profonde que les effets combinés du 11 septembre 2001, de l’épidémie du SRAS et de la crise financière mondiale de 2008. Sans changement majeur dans les habitudes de voyage des canadiens, il faudra 5 ans à l’industrie (2025), pour regagner le terrain perdu.

Toutefois, l’industrie touristique au pays pourrait compter sur le tourisme local pour combler le manque à gagner. En effet, le rapport indique que si les Canadiens redirigent les 2/3 de leur budget consacré à des voyages d’agrément à l’étranger vers le tourisme intérieur, les pertes de 2020, estimées à 19,4 milliards $, pourraient être rattrapées, en plus de soutenir environ 150 000 emplois, calcule Destination Canada.

Lorsque la relance sera possible, le contexte impliquera une concurrence féroce entre les destinations, une évolution perceptible dans les habitudes des voyageurs, une importance accrue de la sécurité sanitaire de la destination et une plus grande part du tourisme local qui sera primordiale.

Au Québec, l’estimation des pertes de revenus touristiques (2,6 G$) en 2020 représente 16,6 % des pertes totales au Canada. Le nombre d’entreprises touristiques actives a diminué de 10 % et les pertes d’emplois dans l’industrie (31,2 %) sont supérieures de 6 points de pourcentage à la moyenne nationale en tourisme.