Que ce soit au cours des 5, 10, 15 ou 20 dernières années, chacun d’entre nous a participé avec cœur et passion au développement d’une destination accueillante de calibre mondial.

Le Québec touristique est porté par des gens fiers et des entrepreneurs engagés qui ont su développer leurs sens de faire plaisir à des millions de visiteurs qui découvrent le Québec.

Retrouvons ce sens de notre action et de notre raison d’être : accueillir

Les conditions actuelles sont différentes et elles le seront encore pour plusieurs mois. Nous ne pourrons pas accueillir à notre plein potentiel; et oui, il y a encore de nombreuses incertitudes et ce ne sera pas facile.

Malgré cela, cet été, nous devrons déployer tous les efforts afin de proposer les occasions de séjour pour les visiteurs et ainsi optimiser les revenus pour les entreprises, les soutenir et créer des emplois.

C’est la réalité de notre secteur économique et pour cela :

  • Les règles du jeu doivent être plus claires, tant pour les consommateurs que pour les entreprises.
  • Les entreprises qui décideront d’ouvrir devront s’adapter progressivement pour passer à travers cette situation, telle que jamais vécue.
  • Les actions promotionnelles porteront des messages positifs et favoriseront l’achat local.
  • Les associations touristiques auront la responsabilité d’adapter leurs interventions afin de continuer à soutenir, à accompagner les entreprises et à animer leur milieu.
  • La destination retrouvera progressivement la confiance des voyageurs qui prendront la décision de découvrir le Québec tout en adoptant de nouveaux comportements.
  • Les régions et les centres urbains se feront le plus accueillants possible.
  • Le Québec et le Canada seront progressivement de plus en plus accessibles.

À moyen et plus long terme, cette pandémie transformera profondément notre industrie. Nous devrons être innovants à plusieurs points de vue pour saisir les opportunités, car il y en aura. La seule variable «certaine» sera le changement qui devra provoquer une évolution nécessaire de nos façons de faire.

Prenons-en acte et réussissons ensemble

Depuis le début de la COVID, nous avons tous travaillé très fort en équipe pour soutenir tous les acteurs de l’industrie. Nous avons identifié des repères qui aideraient l’industrie à se retrouver et à naviguer dans cette tempête. Il n’existe pas de carte de navigation en situation de pandémie, ni pour vous, ni pour nous, ni pour les gouvernements.

Chaque jour, nous sommes pleinement conscients de l’impact de la pandémie sur le tourisme, les entreprises, les régions et les travailleurs. Cette conscience nous habite et elle continuera de nourrir notre envie de nous dépasser.

Le principal focus a toujours été le suivant : placer les intérêts de milliers d’entreprises et des travailleurs du tourisme à l’avant-plan de toutes les actions.  Nous ne pourrons jamais être coupables d’avoir agi, parce que nous l’avons fait pour cette cause.

Des groupes engagés de femmes et d’hommes d’affaires n’ont d’ailleurs jamais cessé d’analyser la situation, d’illustrer le modèle d’affaires particulier des entreprises touristiques, de simuler les impacts économiques et de faire des recommandations afin d’aider les gouvernements à appuyer l’industrie, à vous aider. Il faut saluer leur travail, car ils représentent dignement les entreprises de cette industrie.

Au nom des entreprises de toutes tailles, les associations touristiques ont également fait entendre la voix des régions et des secteurs; celle d’une industrie qui a si souvent été sous-estimée et qui, pourtant, soutient l’économie des régions et du Québec tout entier. Ce n’était pas seulement un devoir de le faire, mais une responsabilité collective.

La ministre québécoise du Tourisme, Caroline Proulx, a porté notre secteur auprès de ses collègues et elle s’est battue pour nous. Son équipe a été en mode solutions, tout comme les équipes administratives du ministère. La ministre canadienne du Développement économique et des Langues officielles, Mélanie Joly, et son équipe, ont fait de même.

Nous avons tous collaboré d’une manière exemplaire pendant plusieurs semaines, et ce, comme une grande famille. Il faudra s’en souvenir pour assurer la relance de notre industrie parce que ce sera la seule façon d’y parvenir. Ensemble.

La suite…

Maintenant, les décisions entourant les mesures qui seront proposées appartiennent pleinement aux gouvernements: ce sont leurs choix pour aider l’industrie. Nous concevons très bien que ce ne sont pas des décisions faciles à prendre, car elles s’inscrivent dans un échiquier économique global.

Tout au long de cette gestion de crise, nous avons fait des pas, les uns après les autres. Au cours des 12 dernières semaines, des ajustements aux mesures de soutien ont été apportés au fil des semaines, en fonction de la réalité de la situation. Nous devrons continuer de suivre et de mesurer concrètement les effets de cette crise sur les entreprises et, ainsi, nous pourrons représenter de façon pragmatique notre industrie et vos entreprises dans les prochains mois.

En conclusion

Nous sommes à l’étape d’accueillir à nouveau des touristes, comme nous savons si bien le faire. Assurons-nous de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que les entreprises puissent tirer leur épingle du jeu en fonction des conditions d’affaires qui sont connues et existantes.

Souhaitons ainsi que les attraits, les hôtels, les entreprises phares et les perles de chacune de nos régions survivent avec les mesures en place et celles à venir, afin d’éviter que les fermetures tapissent les médias au cours des prochaines semaines. Cette industrie touristique, qui fait battre le cœur économique du Québec, doit se tenir debout.

Aux travailleurs en tourisme, nous avons besoin de vous plus que jamais pour relever les défis qui nous attendent. Vous êtes le fondement de notre accueil distinctif et vous pouvez contribuer avec nous à la reprise des activités. Tout comme vous, ce métier du tourisme me comble et me passionne depuis plus de 25 ans et j’en suis fier.

Soyons confiants et stimulons tous cette fierté.

Martin Soucy
Président-directeur général